Dix ans au volant : ce que la mise à disposition m’a appris
Quand on parle de chauffeur privé, la première question porte presque toujours sur la voiture : le modèle, la finition, l’année. Je comprends, j’aime les voitures moi aussi. Mais après dix ans de transferts en Île-de-France, ce n’est pas là que j’ai vu la différence.
En juin 2019, je dépose un client à Roissy, terminal 2E, en van. Je descends, j’ouvre les portes latérales, j’aide une dame âgée à descendre tranquillement, je sors les bagages et je les installe sur un chariot. Je remercie, je souhaite bon voyage.
Un monsieur en costume avait suivi la scène. Il vient me voir : il dirige une société de greeters aéroport et me propose de travailler ensemble. Nous travaillons encore ensemble aujourd’hui. Je lui ai demandé pourquoi moi, alors qu’il y avait des dizaines de chauffeurs sur ce parking. Sa réponse ne parlait pas de véhicule : « c’est la manière et le professionnalisme que j’ai constatés avec votre client ».
La mise à disposition, c’est encore autre chose qu’un transfert. Un transfert, c’est un point A, un point B, un prix. La mise à disposition, c’est se rendre disponible plusieurs heures sans savoir exactement ce qui sera demandé. On ne vend pas des kilomètres : on vend du temps, de la discrétion et une capacité à s’adapter à un programme qui bouge.
Deux règles que je ne négocie pas. Sur longue distance, un arrêt toutes les deux heures, ni pour un client pressé, ni pour moi. Et le prix se dit avant, jamais après : tarif fixe, péages et TVA compris, annoncé à la réservation. Ça m’a fait perdre des courses face à des concurrents qui rattrapent au compteur ; ça m’a fait gagner tous les clients qui reviennent. Le détail de mes prestations est sur vtc-aeroport.fr.
La voiture compte, bien sûr. Mais si je devais choisir entre une belle berline et un chauffeur qui descend ouvrir la portière, je sais où j’ai vu la différence sur mon carnet de réservations.